Les investissements des IRSC dans la recherche sur le trouble du spectre de l'autisme rapportent gros

Les enjeux élevés d'une étude très spéciale

29 avril 2016

Grâce à une recherche financée par les IRSC sur de nouvelles méthodes de détection précoce de l'autisme, Alex Wright de London, en Ontario, a reçu un diagnostic ferme d'autisme alors qu'il était âgé d'à peine 18 mois.  

Par la suite, Alex et sa jeune sœur Olivia (qui avaient tous deux participé à une recherche soutenue par les IRSC sur les frères et sœurs d'enfants autistes) ont pris part à un autre projet de recherche sur la vulnérabilité des enfants atteints du trouble du spectre de l'autisme à souffrir d'une affection génétique comme la maladie de Huntington. 

À la croisée des chemins

Lorsque les parents d'Alex, Judy et Rob, ont fait la connaissance du Dr Lonnie Zwaigenbaum en 2004, ce dernier travaillait alors avec la Dre Susan Bryson. Les deux chercheurs faisaient partie d'une équipe financée par les IRSC qui avait mis au point un outil unique permettant de déceler l'autisme à un âge précoce.

Alex n'avait qu'un an à l'époque, et cette rencontre allait changer le cours de sa vie.

Judy, qui se doutait bien que son fils souffrait du trouble du spectre de l'autisme, se souvient du diagnostic posé par le Dr Zwaigenbaum. « Quand Lonnie l'a vu, il a dit qu'il se trouvait à un embranchement sur la route. Son état pouvait soit s'améliorer, soit empirer. »

Au terme d'une deuxième visite avec le Dr Zwaigenbaum, un diagnostic ferme d'autisme est tombé pour Alex, alors âgé de 18 mois. Avec l'aide du Dr Zwaigenbaum, Alex a pu obtenir une place au Centre pour enfants Thames Valley à l'âge de deux ans, ce qui en faisait le plus jeune client du Centre depuis sa création. Cela lui a permis de recevoir les services dont il avait tant besoin, comme des traitements dans le cadre d'un programme d'intervention comportementale intensive à domicile. Il s'agit là d'un point marquant dans la vie d'Alex.  

La thérapie précoce et intensive offerte au Centre a été d'un grand secours pour Alex et sa famille, puisqu'elle a grandement aidé le bambin à communiquer et à accomplir d'autres tâches essentielles.

« Prendre part à une recherche permet d'acquérir des connaissances; il faut y être attentif. Nous devons savoir s'il faut prévoir des mesures de soutien pour aider Alex à faire face aux défis qui l'attendent en cours de route », affirme Judy Wright, la mère d'Alex.

Un avenir prometteur

Alex est maintenant âgé de 13 ans, et il continue de se développer et d'atteindre de nouveaux jalons.  

Dans une classe spéciale d'une école ordinaire, il est accompagné d'un chien d'assistance pour l'autisme de l'organisme National Service Dogs. Depuis l'âge de 7 ans, Alex peut compter sur l'aide de ce chien pour gérer son anxiété, parfois paralysante, et lui permettre ainsi de prendre une part active à la vie scolaire et aux activités dans la communauté.

En 2009, Alex a reçu un diagnostic de retard de développement. On l'a alors mis dans une classe de 10 enfants pouvant compter sur trois intervenants. Ce changement a permis à Alex de mieux atteindre les objectifs scolaires fixés pour lui.

Alex devra faire face à de nombreux défis au cours de sa vie. Toutefois, grâce à un diagnostic et à des traitements précoces, il a appris à lire, à écrire, à imiter, à établir un contact visuel ainsi qu'à communiquer. Toutes ces compétences constituent une assise pour le développement d'habiletés fondamentales comme l'autonomie, l'autoassistance et l'entraide.

L'avenir s'annonce prometteur pour Alex, qui continue d'accomplir des progrès en tant que membre à part entière de sa communauté.

C'est une mère pleine de reconnaissance qui déclare qu'une large part de ce succès est attribuable au Dr Lonnie Zwaigenbaum, chercheur financé par les IRSC : « Je parcourrais le monde pour cet homme! »

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