Conférence de 2015 sur la SRAP : Les patients d'abord

La première conférence sur la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP), réunissant des dirigeants et partenaires de tous les piliers clés de la Stratégie, a eu lieu les 19 et 20 mai 2015. Les patients, responsables des politiques, cliniciens, bailleurs de fonds et chercheurs ont parlé de leurs expériences dans l'établissement de nouveaux types de partenariats et de nouvelles démarches de recherche de transformation.

Au programme de la conférence : présentation des premiers succès de la SRAP et manière dont ils ont été atteints. De nombreuses composantes fondamentales de la SRAP ont pris forme : des cadres d'engagement des patients et de renforcement des capacités ont été établis dans des principes directeurs communs pour tous les partenaires de la SRAP dans ces domaines; d'importantes infrastructures et plateformes ont été établies afin de faciliter la recherche axée sur le patient, notamment six unités de soutien dans huit provinces; la création d'ACCESS Canada, le premier réseau pancanadien de la SRAP, dont l'annonce officielle a été faite en juin 2014, et qui utilisera les données de recherche pour apporter des changements positifs, d'ici cinq ans, au soin de jeunes qui souffrent de maladies mentales.

Les participants à la conférence ont échangé sur les démarches et ressources qui fonctionnent bien et qui pourraient servir d'exemples prometteurs dont il faudrait profiter ou tirer des leçons. Ils ont aussi discuté des obstacles et défis constants ainsi de moyens possibles de les aborder en collaboration.

Voici quelques-uns des principaux thèmes abordés durant la conférence :

  • Création de rôles importants pour les patients
    Les intervenants de la SRAP doivent s'efforcer de faciliter la création de partenariats avec les patients qui sont plus que symboliques. Les discussions n'ont pas seulement porté sur les raisons d'établir des partenariats avec les patients, mais aussi sur les éléments clés de la création de nouveaux partenariats améliorés.
  • Augmentation et garantie de la diversité
    La SRAP vise à entraîner un virage de culture où les intervenants passent d'une mentalité où il faut trouver un patient à celle où il faut trouver les bons patients partenaires. Cela signifie qu'il faut éliminer les obstacles à un engagement efficace des patients et habiliter ces derniers grâce à des possibilités créatives. Au sein du réseau ACCESS et de l'unité de soutien du Manitoba, par exemple, les partenaires autochtones dirigent l'élaboration de nouvelles approches pour que l'engagement des patients soit important et accessible à de plus grandes populations de patients.
  • La science et l'art du renforcement des capacités en recherche axée sur le patient
    Le but de la SRAP n'est pas tant de trouver une nouvelle méthode, mais d'adopter un changement de mentalité afin de normaliser l'engagement des patients comme moyen de faire de la recherche. La recherche axée sur le patient est un art qui doit être en équilibre avec de solides évaluations, démarches systémiques et méthodes.
  • Apprentissage multilatéral
    La recherche axée sur le patient ne se veut pas principalement la création d'habiletés individuelles, mais plutôt la création d'équipes efficaces où les compétences particulières de chaque partenaire sont importantes et intégrées dans le spectre complet des activités de recherche.
  • Collaboration
    La SRAP peut jouer un rôle prépondérant pour faire passer le Canada d'un pays où fourmillent de grandes idées à un pays qui réussit à transformer les systèmes de santé pour qu'ils donnent de bons résultats pour tous les Canadiens. Cela est possible si tous les intervenants collaborent, à de multiples niveaux, pour accélérer la découverte et les avancées et mettre en commun les pratiques exemplaires afin d'éviter le dédoublement des efforts.
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