Un élève de 15 ans représentera le Canada au concours international Brain Bee de 2015

Photo : Hamilton (Ontario) – 30 mai 2015 – Janson Kappen de Calgary, grand gagnant du concours canadien Brain Bee des IRSC de 2015.

Janson Kappen représentera le Canada au concours international Brain Bee de 2015 qui aura lieu à Cairns, en Australie. Janson, 15 ans, étudie à l'École secondaire Westmount Charter à Calgary (Alberta). En mai 2015, il a gagné le huitième concours canadien Brain Bee des IRSC (en anglais seulement) (CCBBI) à l'Université McMaster. Le CCBBI est un événement qui réunit des élèves exceptionnels du secondaire afin de tester leurs connaissances sur les neurosciences et la recherche sur le cerveau. Il vise à stimuler l'intérêt pour le domaine des neurosciences. Janson se mesurera aux gagnants de 30 autres pays dans le cadre du concours international.

Entrevue avec le lauréat national

Janson a répondu à quelques questions sur son expérience du concours et sa passion de plus en plus grande pour les neurosciences.

Quel effet cela fait-il de gagner le concours canadien Brain Bee des IRSC de 2015?

J'étais très heureux. Je m'y préparais depuis un certain temps; c'était très agréable de voir mon rêve se réaliser.

Qu'est-ce qui t'a incité à participer au concours?

J'ai participé à ce concours parce que je m'intéresse aux neurosciences et que je voulais explorer plus à fond ce domaine. En fait, j'ai toujours eu un intérêt pour la recherche en neurosciences, particulièrement pour les études sur d'éventuels traitements contre les maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer. Quand j'ai entendu dire que le gagnant du concours canadien Brain Bee obtenait un stage d'été dans un laboratoire de neurosciences, j'ai sauté sur l'occasion et j'ai fait de mon mieux.

Comment t'es-tu préparé au concours?

J'ai eu beaucoup d'aide de mes amis, de ma famille et du personnel formidable du Hotchkiss Brain Institute à Calgary. Pour la partie sur le diagnostic du patient, je me suis exercé avec mes amis; je jouais le rôle du médecin et mes amis faisaient semblant d'avoir certaines maladies. Pour la partie sur la neuroanatomie, j'ai étudié différentes coupes frontales, transversales et sagittales du cerveau. J'ai aussi eu la permission d'assister à l'autopsie d'un cerveau humain, ce qui m'a permis de voir différentes structures que j'avais vues en images. Enfin, j'ai lu plusieurs fois le guide d'étude intitulé « Neuroscience: Science of the Brain » avant le concours, et j'ai demandé à mes tuteurs de m'expliquer les concepts que je ne comprenais pas.

Photo : Hamilton (Ontario) – 30 mai 2015 – Janson Kappen, grand gagnant, participe à l'exercice du concours sur le diagnostic du patient.

Quelle a été ta partie préférée du concours canadien?

Ma partie préférée du concours a assurément été le diagnostic du patient. Pour moi, c'était aussi la partie la plus difficile. Les rôles de patient étaient joués par des acteurs talentueux, et certains cas étaient très déroutants. L'entrevue ne durait qu'une heure; chaque seconde était précieuse. Le temps a passé tellement vite!

Que ressens-tu à l'égard du concours international à venir?

J'ai très hâte au concours international Brain Bee! Cette année, le concours a lieu en Australie; une destination des plus fascinantes. Le concours international exige beaucoup de préparation; je serai donc occupé cet été. Grâce à l'aide du personnel du Hotchkiss Brain Institute, ici, à Calgary, je suis sûr que tout se passera bien!

Pourquoi le concours canadien Brain Bee des IRSC est-il si spécial?

Le concours canadien Brain Bee des IRSC s'adresse à des élèves méritants du secondaire qui s'intéressent aux neurosciences. Il leur donne l'occasion d'explorer le domaine des neurosciences et d'établir des liens utiles avec des personnes qui y travaillent déjà. Je m'intéresse au volet recherche des neurosciences, et j'ai participé à ce concours dans l'espoir d'obtenir un stage d'été dans un établissement spécialisé dans le domaine. Si ce n'était du concours, je n'aurais pas une telle occasion ni les connaissances de base requises pour faire de la recherche en neurosciences.

Envisagerais-tu une carrière en neurosciences?

Plus tard, j'aimerais être médecin spécialisé en neurochirurgie. Parallèlement, j'aimerais faire de la recherche en neurosciences, particulièrement sur certaines maladies neurodégénératives et leur traitement. Personnellement, je trouve que la recherche en neurosciences est très stimulante et qu'une carrière en médecine serait enrichissante tant sur le plan intellectuel qu'émotionnel.

Pourquoi penses-tu qu'il est important d'étudier les neurosciences?

Tous les aspects des êtres humains, de la personnalité à la motricité, sont régulés par le système nerveux; c'est ce qui nous définit en tant qu'humain et que personne distincte. Nous pourrions comparer le système nerveux à l'air que nous respirons – les deux nous font vivre, mais nous en prenons rarement conscience dans la vie de tous les jours. Nous pouvons aussi le scruter pour voir comment il fonctionne exactement. J'opte pour la dernière option, car en perçant les mystères du système nerveux, on comprend mieux ce que signifie qu'être « humain ».

Concours canadien Brain Bee des IRSC : participants de 2015

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