Parler du VIH/sida pour briser les préjugés et trouver un remède

Ashley Murphy à Ottawa pour l'événement « Can YOU do Lunch? » organisé par CANFAR

Une jeune femme livre un message d'espoir pour renverser les croyances

16 juillet 2015

Dès son plus jeune âge, Ashley Murphy ne demandait qu'à raconter son histoire remarquable.

Ashley est porteuse du VIH depuis sa naissance. Au départ, les médecins se montraient très peu optimistes quant à ses chances de survie. Elle a été placée dans une famille d'accueil possédant de l'expérience auprès d'enfants aux besoins particuliers, afin qu'elle puisse y recevoir des soins de confort jusqu'à ses derniers jours.

C'était il y a 17 ans.

En grandissant avec le VIH, Ashley était à même de constater les préjugés que suscite la maladie. Elle a vu des amis lutter contre la discrimination, mais elle a aussi compris qu'elle pouvait sensibiliser les gens et changer leur attitude en racontant son histoire.

« Quand j'ai appris que j'étais porteuse du VIH – j'avais sept ans quand on m'a dit le nom –, j'en parlais en toute liberté », raconte Ashley.

Forte de l'encouragement et du soutien de sa famille, Ashley a commencé son travail de sensibilisation au VIH/sida à l'âge de 10 ans. Aujourd'hui âgée de 17 ans, elle poursuit son histoire dans le cadre de journées We Day, qui visent à motiver les jeunes à s'impliquer dans leur communauté. Ces événements se tiennent dans des stades d'Amérique du Nord et sont diffusés en direct à des millions de personnes dans le monde entier.

« J'ai trouvé ma première expérience plutôt angoissante. C'était à Ottawa, en 2014, et je trouvais difficile de dire à toute une foule que j'étais porteuse du VIH, raconte Ashley. Mais j'ai reçu tant de bons commentaires après mon exposé que j'ai constaté que je faisais du bon travail, et je me suis dit que si je parvenais à inspirer des gens et à les éduquer sur le VIH, j'atteignais alors mon objectif. »

Le 12 mai 2015, Ashley a, en compagnie de sa mère adoptive, Kari Murphy, livré son message dans le cadre d'une activité de financement de la Fondation canadienne de recherche sur le sida (CANFAR), à Ottawa. Il s'agissait de la deuxième année consécutive que CANFAR organisait l'événement « Can YOU do Lunch? », animé par Valerie Pringle, porte-parole de l'organisation, en vue d'amasser des fonds pour la recherche sur le VIH/sida.

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et CANFAR ont financé ensemble de nombreux projets de recherche importants sur le VIH/sida.

« Nous saluons le travail d'Ashley et sommes heureux de compter CANFAR comme partenaire », affirme le Dr Marc Ouellette, directeur scientifique de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC. « Notre partenariat est à l'origine de meilleures stratégies de prévention du VIH et permet de contribuer à l'effort mondial pour trouver un remède. »

L'un des partenariats actuels entre les IRSC et CANFAR vise à soutenir deux équipes de recherche d'un remède à Montréal, dont une qui est dirigée par le Dr Hugo Soudeyns au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. Le projet du Dr Soudeyns porte sur le traitement des enfants qui, comme Ashley, ont contracté le VIH durant la grossesse de leur mère.

« J'espère d'abord et avant tout réduire les préjugés, et qu'on trouve un jour un remède contre le VIH », explique Ashley.

Elle poursuivra son rôle de sensibilisation pour atteindre ces objectifs.

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