Profil de recherche – Hormones, microbiome et immunité innée

Interactions entre les hormones sexuelles, le microbiome et l'immunité innée dans l'appareil génital féminin : impact sur les réponses immunitaires muqueuses et la susceptibilité au VIH

Photo : Dre Charu Kaushic

Chez les femmes, le risque biologique d'infection à VIH est beaucoup plus élevé que chez les hommes, et la majorité des femmes contractent l'infection à VIH par contact sexuel. Il a été démontré que les hormones sexuelles féminines et les contraceptifs hormonaux ont une incidence sur la capacité du VIH d'infecter les voies génitales féminines. Même si nous ne savons pas exactement comment ces hormones influent sur l'infection à VIH, nous savons que les hormones sexuelles déterminent la capacité du système immunitaire à lutter contre l'infection à VIH dans les voies génitales. Nous savons aussi qu'une combinaison d'hormones sexuelles et de bonnes bactéries a une incidence importante sur la colonisation vaginale. Lorsqu'il y a déséquilibre de la microflore vaginale saine, il se produit de l'inflammation dans les voies génitales, ce qui augmente le risque d'infection à VIH.

Les études seront menées par une équipe de scientifiques et de cliniciens en consultation avec les membres de la communauté des laboratoires de recherche de l'Université McMaster et de l'Université du Manitoba, et en collaboration avec des cliniques au Kenya et la clinique Women's Health in Women's Hand à Toronto. En combinant des études cliniques et des expériences sur des animaux, l'équipe tentera de déterminer si les contraceptifs hormonaux à base de progestérone rendent la microflore vaginale « moins saine » et causent plus d'inflammation dans les voies génitales, ce qui pourrait accroître le risque d'infection à VIH. La seconde approche consistera à administrer directement des probiotiques ou de petites quantités d'œstrogènes durant les études cliniques et chez les modèles animaux afin de déterminer si cela rend la microflore vaginale plus saine et, par conséquent, diminue le risque de contracter le VIH.

Les études proposées dans le cadre de cette subvention d'équipe offrent une approche novatrice qui pourrait diminuer l'inflammation et la susceptibilité à l'infection à VIH en modifiant le milieu hormonal local et/ou en rééquilibrant la microflore vaginale à l'aide de probiotiques.

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