Discours du Président : Annonce du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV)

Montréal, Québec
10 septembre 2014

Merci, Monsieur Morin.

À titre de président des Instituts de recherche en santé du Canada, je suis particulièrement heureux de me retrouver ce matin au Centre de recherche Lady Davis, dont la réputation n'est plus à faire, et aussi à l'Université McGill, à laquelle j'ai eu le plaisir et l'honneur d'être associé pendant de nombreuses années.

J'aimerais d'abord vous remercier, Madame la Ministre, de votre présence parmi nous aujourd'hui et de votre fidèle soutien de l'innovation en santé dans notre pays.

En décembre 2013, le premier ministre Cameron du Royaume-Uni a convoqué les ministres de la Santé des pays du G8 à un sommet, à Londres, afin de se pencher sur le grave problème socioéconomique que posent la maladie d'Alzheimer et les démences connexes. Le sommet a donné lieu à la diffusion d'un communiqué commun, dans lequel les pays participants s'engagent « à découvrir, d'ici 2025, un remède contre la démence ou un traitement modificateur de la maladie et, pour ce faire, à hausser considérablement et collectivement le financement de la recherche sur la démence. »

Comme vous l'avez entendu de la ministre, le Plan d'action économique du Canada prévoyait, trois mois plus tard, des fonds destinés à « la création du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement », lequel voit le jour aujourd'hui.

Le CCNV vise ultimement à trouver un remède pour les maladies neurodégénératives et, pour y parvenir, à en comprendre les causes profondes et les mécanismes pathogènes. Mais, nous le savons, cet objectif est à long terme. C'est pourquoi il est fondamental de soutenir également la recherche visant : (1) à identifier les facteurs prédisposant à ces maladies, afin que nous puissions les prévenir; (2) à trouver des biomarqueurs qui permettront un diagnostic précoce, afin de retarder l'apparition de ces maladies; (3) à mettre au point de nouvelles approches de soins de longue durée, afin que nous puissions apaiser la souffrance et améliorer la qualité de vie des personnes touchées et de leurs soignants.

La force du Consortium canadien en neuro-dégénérescence associée au vieillissement, auquel la ministre Ambrose vient de donner le coup d'envoi aujourd'hui, est qu'il œuvre simultanément sur ces quatre fronts. Et qu'il le fait de façon concertée, en misant sur la création de partenariats novateurs avec les acteurs de tous les milieux – milieu académique, bien sûr, mais aussi industries, organismes sans but lucratif, philanthropes, patients – de manière à favoriser le partage des connaissances, des forces et des besoins. De manière à créer des ponts qui permettent le passage de la découverte à l'innovation, et du laboratoire à l'industrie.

Le Canada compte des sommités mondiales dans le domaine de la maladie d'Alzheimer et des démences connexes. Il suffit, pour l'illustrer, de penser aux découvertes de gènes par le Dr Peter St. George-Hyslop et ses collègues à l'Université de Toronto, ou par le Dr Judes Poirier et son équipe, ici, à l'Université McGill.

Toutefois, ces chercheurs travaillent trop souvent en vase clos.

Le CCNV se distingue par son rôle mobilisateur auprès de chercheurs de calibre mondial, pour s'attaquer ensemble au défi que posent les maladies neurodégénératives de manière à stimuler l'innovation, à accroître notre compétitivité et à trouver des solutions plus rapidement.

Mieux encore, les équipes du CCNV adoptent et intègrent le point de vue des utilisateurs de la recherche, des responsables des politiques, de l'industrie, et bien sûr, des patients et des familles, en vue de cibler des défis surmontables dans un délai relativement court.

L'événement d'aujourd'hui se veut une pause pour célébrer et nous préparer à mettre en route cette initiative de recherche à la fois stimulante, inédite et essentielle.

Je vous remercie de nouveau, Madame la Ministre, du soutien indéfectible que le gouvernement canadien accorde à la recherche sur la démence.

Et je remercie nos partenaires du secteur privé et des organismes caritatifs comme la Société Alzheimer du Canada, que je suis ravi de voir représentés ici aujourd'hui.

Merci enfin au Fonds de recherche du Québec-Santé, qui célèbre ces jours-ci le 50e anniversaire de sa fondation, et qui a été l'un des tous premiers partenaires des IRSC en recherche sur la maladie d'Alzheimer.

Nous avons tous les yeux tournés vers le Consortium, et c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous surveillerons ses travaux au cours des mois et des années qui viennent.

Merci.

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