Réseau de la SRAP sur les innovations en soins de santé de première ligne et intégrés : Questions générales

Questions

  1. Ce Réseau était-il censé être pour les soins de santé communautaires de première ligne (SSCPL)?
  2. Comme un seul réseau par région sera financé, quels mécanismes seront incorporés pour permettre aux chercheurs intéressés de participer ou de se joindre à un réseau membre financé?
  3. Comment nous relions nous aux unités de soutien? Existe-t-il une ressource nous permettant d'en savoir davantage au sujet des unités de soutien qui ont été financées ou qui le seront?
  4. Les objectifs incluent la prévention en amont. Prévoyez-vous une intégration en aval également?
  5. Qu'entend-on par besoins complexes?
  6. Qu'entend on par portée géographique?
  7. À quoi ressembleront, selon vous, les mécanismes de liaison avec les équipes de SSCPL?
  8. La participation de spécialistes est-elle encouragée?
  9. Le réseau se concentre-t-il sur une maladie ou un trouble particulier?
  10. Pouvez-vous nous donner une idée de l'ordre de grandeur financier de la possibilité de financement pour la demande de réseau final (une fois la phase de développement terminée)? Autrement dit, quel pourrait être l'ordre de grandeur financier probable de l'infrastructure pour les réseaux membres finals? Y aurait-il pour chaque réseau une classe de financement à même laquelle il négocierait sa participation à différents projets interprovinciaux/territoriaux/régionaux?
  11. Vous attendez vous à ce qu'il y ait des fonds expressément consacrés à chaque province/territoire/région à l'étape du réseau complet?
  12. Je suis responsable des soins cliniques. À supposer que j'aie une idée ou que j'aie décidé d'apporter un changement au système, dans quelle mesure sera t il difficile d'être rattaché à des chercheurs, d'obtenir des fonds de contrepartie, d'intéresser une autre province, d'obtenir des fonds de la SRAP, etc. Cela sera t il un avantage ou, au contraire, un inconvénient?

Réponses

1. Ce Réseau était-il censé être pour les soins de santé communautaires de première ligne (SSCPL)?

Après de vastes consultations et sur l'avis du comité directeur national de la SRAP, le concept initial d'un réseau centré sur les soins de première ligne a évolué pour venir à englober les services de première ligne et intégrés dans tous les secteurs des soins de santé et au-delà, tout en s'appuyant sur les modèles de recherche et de prestation de services en SSCPL.

2. Comme un seul réseau par région sera financé, quels mécanismes seront incorporés pour permettre aux chercheurs intéressés de participer ou de se joindre à un réseau membre financé?

Les organismes provinciaux de financement de la recherche en santé ont convenu de servir de point de contact pour aider à mettre les chercheurs, les décideurs et les professionnels de la santé intéressés en liaison avec le réseau membre établi dans leur province respective. Veuillez noter que ces contacts ne sont pas les responsables du réseau membre. Ils jouent un rôle de liaison en faisant fonction de point de contact. Les contacts désignés pour l'instant sont :

  • Colombie-Britannique
    Bev Holmes
    Vice-présidente, Impact de la recherche, Fondation Michael-Smith pour la recherche en santé
    Bholmes@msfhr.org
  • Alberta
    Pam Valentine
    Chef de l'exploitation, Alberta Innovates – Health Solutions
    Pamela.valentine@albertainnovates.ca
  • Saskatchewan
    Rodney Antonichuk
    Directeur des partenariats, Fondation de la recherché en santé de Saskatchewan
    rantonichuk@shrf.ca
  • Manitoba
    Christina Weise
    Directrice générale, Conseil manitobain de la recherche en matière de santé
    christina.weise@mhrc.mb.ca
  • Ontario
    Michael Hillmer
    Directeur, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario
    Michael.Hillmer@ontario.ca
  • Québec
    Anne-Cécile Desfaits
    Directrice des partenariats, Fonds de recherche du Québec-Santé
    AnneCecile.Desfaits@frq.gouv.qc.ca
  • Nouvelle-Écosse
    Krista Connell
    Directrice générale de la Fondation de la recherche en santé de la Nouvelle-Écosse
    krista.connell@gov.ns.ca
  • Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve
    Leah Carr
    Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick
    leah.carr@nbhrf.com
  • Territoires du Nord-Ouest – à confirmer
  • Yukon – à confirmer
  • Nunavut – à confirmer

*Pour les mentions « à confirmer », veuillez communiquer avec Lisa Lemieux (613-948-2398)

3. Comment nous relions-nous aux unités de soutien? Existe-t-il une ressource nous permettant d'en savoir davantage au sujet des unités de soutien qui ont été financées ou qui le seront?

Une liste complète des contacts des unités de soutien peut être trouvée à Unités de soutien de la SRAP.

4. Les objectifs incluent la prévention en amont. Prévoyez-vous une intégration en aval également?

Le Réseau pancanadien ce concentrera sur l'intégration multisectorielle de stratégies de prévention en amont et de modèles de prestation des soins qui optimisent les soins cliniques et la santé des patients pendant toute leur vie. Il s'intéresse aux transitions dans tout le continuum de la prévention et des soins, et met l'accent sur les modèles qui facilitent l'intégration horizontale et verticale tant dans les secteurs de soins de santé et entre eux (p. ex. santé publique; soins de santé de première, deuxième et troisième lignes; soins à domicile et soins de longue durée) qu'en dehors du domaine de la santé. Une combinaison d'approches en amont et en aval est donc nécessaire pour tenir compte de cette portée globale.

5. Qu'entend-on par besoins complexes?

Les personnes qui ont des besoins complexes sont souvent définies dans la littérature comme faisant partie de sous­-groupes vulnérables des points de vue médical et social, qui demandent évidemment une bonne part des services et des coûts de santé. Les personnes dont les besoins en soins sont complexes dans le courant de leur vie sont un sous-groupe relativement limité de la population, mais qui compte pour une part importante de l'utilisation et des coûts des services de santé1. Par exemple, en Ontario en 2007, 5 % de la population représentait 66 % des dépenses de soins de santé2. Sa grande utilisation des services de santé est attribuable à un certain nombre de facteurs systémiques complexes et interdépendants, y compris un accès inadéquat aux soins de première ligne et de prévention, des services sociaux moins qu'optimaux (ou totalement absents), une prestation fragmentée des services3, ainsi que des déterminants individuels, sociaux et structuraux de la santé qui conduisent à des conditions de vulnérabilité ou les renforcent (p. ex. stigmatisation, fragilité des personnes âgées). Les personnes dont les besoins en soins sont complexes sont définis dans la littérature comme les personnes médicalement et socialement vulnérables, entre autres les personnes âgées présentant des maladies chroniques multiples, les personnes âgées fragiles, les personnes aux prises avec une maladie mentale, les personnes présentant des comorbidités complexes, les personnes de condition socioéconomique précaire, les personnes dont l'état de santé autodéclaré laisse à désirer, les membres de minorités, les enfants et les adolescents qui demandent des soins complexes, les personnes sans famille ou soutien social, et d'autres345. Ce sous-groupe de population visite souvent l'urgence pour des problèmes qui auraient pu être prévenus ou traités en milieu communautaire, et est plus susceptible d'aller à l'urgence et à l'hôpital et d'y retourner, ainsi que de recevoir des soins discontinus. Fournir des soins d'urgence à des personnes dont les besoins sont grands et complexes n'est pas la solution optimale et contribue à des soins fragmentés, à une utilisation inappropriée, à des coûts élevés des soins, ainsi qu'à de piètres résultats en matière de santé et d'équité en santé. Le succès de la restructuration des modèles de prestation des soins de santé pour ce sous-groupe de population passe impérativement par la capacité de comprendre les facteurs interdépendants et à multiples facettes – de l'ordre de la santé, des services sociaux et du système – qui sous-tendent des besoins de soins complexes et une utilisation fréquente, et d'établir des stratégies d'intervention correspondantes en amont qui sont axées sur la prévention. Des expériences comme les Medical Homes and Accountable Care Organizations aux États-Unis sont des exemples d'efforts pour restructurer le système et les trajectoires de soins de manière à appuyer la prévention et la prise en charge les plus efficaces pour les patients qui ont des besoins complexes et élevés en matière de soins de santé.

6. Qu'entend-on par portée géographique?

Aux fins du réseau, la portée géographique est la mesure dans laquelle les Canadiens, les pratiques communautaires et leurs patients/populations prioritaires sont directement touchés. Par exemple, au Royaume-Uni, 80 % des pratiques sont membres du réseau de recherche en soins de première ligne. Ainsi, lorsque de nouvelles conclusions sont tirées au sujet de l'efficacité, par exemple, de nouvelles méthodes de dépistage de biomarqueurs pour le cancer, ou des gestionnaires de cas pour les maladies chroniques, toutes les pratiques qui participent à la production de nouvelles connaissances s'investissent dans l'application concrète de ces conclusions. Si une volonté politique et clinique complète cette approche, les stratégies de mise en œuvre nécessaires pour modifier les systèmes peuvent être optimisées en vue d'une mise à grande échelle et une adoption plus rapides des interventions fructueuses, et d'un désinvestissement massif dans les stratégies inefficaces. Pour de plus amples renseignements, voir les exigences pour les membres du réseau (plus précisément, exigence numéro 8 et annexe 1).

7. À quoi ressembleront, selon vous, les mécanismes de liaison avec les équipes de SSCPL?

L'initiative phare des IRSC sur les soins de santé communautaires de première ligne (SSCPL) a récemment financé 12 équipes d'innovation dans tout le pays. Ces équipes constituent un important atout dans le milieu des SSCPL au Canada et, compte tenu de leur mandat interprovincial/territorial (et international dans trois cas), la plupart des réseaux membres compteront des représentants de ces équipes dans leur province/territoire/région. Pour profiter des synergies, et incorporer les avancées dans les modèles de SSCPL et les méthodes permettant les comparaisons intergouvernementales et internationales dont les équipes seront les pionnières, chaque réseau membre sera appelé à nouer des liens avec des personnes participant au projet des équipes d'innovation en SSCPL. Pour de plus amples renseignements, voir les exigences pour les membres du réseau (plus précisément, exigence numéro 9).

8. La participation de spécialistes est-elle encouragée?

Oui. Ayant une portée globale, le réseau est conçu pour mobiliser des spécialistes de diverses disciplines dans tout le continuum des soins afin de prendre en compte l'orientation prioritaire énoncée du réseau (voir la Possibilité de financement pour plus de détails).

9. Le réseau se concentre-t-il sur une maladie ou un trouble particulier?

Non, il n'est pas censé se concentrer sur une maladie ou un trouble particulier, mais s'intéresser plus globalement aux nouvelles approches de prestation de soins intégrés (incluant les services de prévention et les services de santé de première ligne) tant horizontalement que verticalement tout le long du continuum des soins, en réponse aux défis suivants :

  • les personnes qui ont des besoins complexes à toutes les étapes de la vie, ce qui montre qu'il pourra évoluer avec le temps pour inclure tous les groupes d'âge (des enfants aux adultes âgés), et
  • l'intégration multisectorielle des stratégies de prévention et des modèles de prestation de soins.

10. Pouvez-vous nous donner une idée de l'ordre de grandeur financier de la possibilité de financement pour la demande de réseau final (une fois la phase de développement terminée)? Autrement dit, quel pourrait être l'ordre de grandeur financier probable de l'infrastructure pour les réseaux membres finals? Y aurait-il pour chaque réseau une classe de financement à même laquelle il négocierait sa participation à différents projets interprovinciaux/territoriaux/régionaux?

Outre la subvention de développement de réseau, les IRSC disposent de 12,5 millions de dollars pour le réseau, cette somme qui sera égalée par des partenaires pour un investissement total sur cinq ans de 25 millions de dollars. Une portion de ces 25 millions de dollars sera mise à la disposition de chaque réseau membre ainsi qu'au centre de coordination du réseau comme subvention de fonctionnement lorsqu'ils seront intégrés dans le Réseau pancanadien de la SRAP après la soumission de la phase II. Le restant des 25 millions de dollars sera disponible pour les priorités de recherche et de mise en œuvre interprovinciales/territoriales/régionales du réseau (ce sera la majorité des fonds).

11. Vous attendez-vous à ce qu'il y ait des fonds expressément consacrés à chaque province/territoire/région à l'étape du réseau complet?

Oui. Une fois approuvé en tant que réseau membre, chacun recevra des fonds de fonctionnement annuels pour l'aider à appuyer et à maintenir ses activités de base. Conformément aux principes de financement de la SRAP, des fonds de contrepartie seront nécessaires.

12. Je suis responsable des soins cliniques. À supposer que j'aie une idée ou que j'aie décidé d'apporter un changement au système, dans quelle mesure sera-t-il difficile d'être rattaché à des chercheurs, d'obtenir des fonds de contrepartie, d'intéresser une autre province, d'obtenir des fonds de la SRAP, etc. Cela sera-t-il un avantage ou, au contraire, un inconvénient?

On espère que le concept ou modèle de réseau offrira un mécanisme pour justement aider à surmonter les difficultés du genre. La direction tripartite mettra automatiquement en contact les chercheurs, les cliniciens et les responsables des politiques. L'obligation de mobiliser des intervenants clés dans tout le continuum des soins permettra d'avoir facilement accès à un réseau de chercheurs. Le conseil de direction offrira un mécanisme de liaison des réseaux membres entre eux pour déterminer les priorités interprovinciales/territoriales communes. Les réseaux provinciaux/territoriaux seront un important atout (une importante infrastructure) pour tirer parti d'autres possibilités, y compris pour demander des subventions de programme ou de projet afin de surmonter des difficultés qui sont strictement locales (et qui ne peuvent donc pas faire l'objet de recherche par le réseau).

Notes en bas de page

Note en bas de page 1

Malone, RE. « Heavy users of emergency services: social construction of a policy problem », dans Social Science & Medicine, 1995. 40(4): 469-77

1

Note en bas de page 2

Wodchis et al, ICES, 2012 CAHSPR Conference

2

Note en bas de page 3

Malone, RE. 1995.

3

Note en bas de page 6

LaCalle, E. et E. Rabin. « Frequent Users of Emergency Departments: The Myths, the Data, and the Policy Implications », dans Annals of Emergency Medicine, 2010. 56(1): 42-8.

4

Note en bas de page 5

Khan, Y., R.H. Glazier, M. Rahim, M.J. Schull. « A Population-based Study of the Association between Socioeconomic Status and Emergency Department Utilization in Ontario, Canada », dans Academic Emergency Medicine, 2011. 18(8).

5

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