Investissement de 2 millions de dollars dans le nouveau Centre de recherche interculturelle sur la prévention de la violence de genre : Prévenir la violence de genre

L'Institut de la santé des femmes et des hommes (ISFH) des IRSC investit deux millions de dollars dans le Centre de recherche interculturelle sur la prévention de la violence de genre des IRSC, à l'Institut de la santé des populations de l'Université d'Ottawa. Le Centre axera ses efforts sur les minorités migrantes à l'aide d'une approche qui mettra en contact des groupes d'Autochtones et d'immigrants en milieu urbain avec leurs communautés d'origine.

« La violence de genre se répercute lourdement sur la santé des femmes, des hommes, des filles et des garçons au Canada et ailleurs dans le monde. Les minorités migrantes – groupe ciblé par les travaux du Centre – sont particulièrement à risque de violence de genre », a déclaré la Dre Joy Johnson, directrice scientifique de l'ISFH.

Le Centre sollicitera des projets de recherche interventionnelle avec des groupes urbains et des communautés partenaires d'origine : des Sioux Nakotas à Alexis et à Edmonton; des Mohawks à Akwesasne et à Ottawa /Toronto; des Inuits dans le Nord et à Ottawa; et un sous-groupe de la communauté d'immigrants latino-américains d'Ottawa. Chaque partenaire désignera son propre chercheur qui sera formé et employé par le Centre, ce qui augmentera ses capacités de recherche en plus de contribuer au leadership du Centre.

« Pour prévenir la violence de genre, nous miserons sur les rôles positifs des parents et des cultures d'origine », a expliqué le Dr Neil Andersson, directeur exécutif de CIET, une ONG de recherche affiliée à l'Université d'Ottawa, et chercheur principal du nouveau centre. « Bien que le déménagement dans une ville puisse couper les gens de leur culture d'origine, nous croyons que cette culture peut quand même jouer son rôle protecteur – nous devons travailler à renforcer ce rôle par rapport à la violence de genre. »

La violence de genre couvre la sexualité coercitive, la violence physique non sexuelle et diverses formes de mauvais traitements fondés sur le genre s'ajoutant aux traumatismes physiques provoqués par le viol ou l'agression sexuelle d'enfants. Les survivants de la violence de genre courent des risques élevés de maladie, dont le VIH et d'autres maladies transmissibles sexuellement. Ils peuvent aussi développer des comportements à haut risque qui les victimisent une seconde fois.

Dans les communautés d'origine et leurs communautés jumelles en milieu urbain, le Centre développera aussi les compétences nécessaires à l'utilisation des produits de la recherche, afin d'améliorer les programmes et les politiques qui contribuent à la santé des femmes, des hommes, des filles et des garçons. Malgré leurs différences culturelles, les quatre partenaires partageront une communauté de pratique avec des responsables des politiques et d'autres intervenants, créant ainsi un milieu propice à la future mise en œuvre de leurs propres interventions. 

Le nouveau centre s'appuie sur les activités de recherche et de formation de CIET au Canada et à l'étranger. L'équipe forme des chercheurs pour le secteur de la santé autochtone au Canada depuis 15 ans, dont récemment par le biais de Anisnabe Kekendazone, un réseau de recherche en santé autochtone financé par les IRSC, et de l'Institut inuit de recherche et de planification. En Amérique latine et en Afrique, CIET forme des chercheurs pour le secteur de la santé autochtone et non autochtone depuis 25 ans. Les recherches en cours de CIET sur la violence de genre au Mexique, au Pakistan, au Nigeria et en Afrique du Sud contribuent à la dimension internationale du Centre.


Le Dr Neil Andersson est directeur exécutif de CIET et professeur auxiliaire à la Faculté de médecine de l'Université d'Ottawa. Il possède trente ans d'expérience dans la conception, la mise en oeuvre et la gestion d'initiatives de planification de la santé fondées sur des preuves scientifiques. Spécialisé en épidémiologie médicale, il a contribué pendant les quinze dernières années à la formation de chercheurs dans plus de 200 communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits du Canada. www.ciet.org

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