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Un mentor bénévole amène les jeunes à s'imaginer un avenir fort prometteur
Mme Kusala Jayasuriya a des paroles réconfortantes pour ceux qui craignent que les jeux vidéo n'engourdissent l'esprit des enfants.
Nom : Kusala Jayasuriya, étudiante à la maîtrise en neurosciences au Hotchkiss Brain Institute de l'Université de Calgary.
Ambition : Devenir chercheuse principale et étudier l'activité cellulaire du cervelet et son incidence sur la mobilité des membres. Elle s'intéresse aux nouveaux traitements de l'ataxie (incapacité de contrôler les mouvements musculaires).
Travail auprès des jeunes : Elle a fait des présentations dans les camps d'été du programme Minds In Motion et lors de la Journée découverte en sciences de la santé, à l'Université de Calgary.
Ce que les autres pensent d'elle : Très dévouée, passionnée par la transmission des connaissances scientifiques.
« Les enfants sont plus intelligents de nos jours », soutient l'étudiante à la maîtrise en neurosciences à l'Université de Calgary.
« Je me revois à cet âge et je ne crois pas que j'avais l'esprit aussi vif. Les enfants posent des questions surprenantes, comme « quelle est la taille d'une cellule du cerveau? » En tant que scientifiques, nous devons les encourager à développer de nouvelles idées et à poser des questions. »
Mme Jayasuriya, qui étudie l'activité cellulaire du cervelet afin de trouver un remède ou un traitement aux dysfonctions des membres et aux troubles de la coordination motrice, contribue à éveiller la curiosité des enfants.
Lorsqu'elle était étudiante de premier cycle à l'Université de Toronto, elle a participé bénévolement au programme « Sci-high » de l'hôpital Mount Sinai, dans le cadre duquel des étudiants se rendent dans les écoles et les camps d'été pour montrer aux enfants que la science peut être amusante. Lorsqu'elle a déménagé à Calgary en 2007 pour entreprendre sa maîtrise, elle s'est lancée dans d'autres projets de sensibilisation du public.
« C'était la première fois que je mettais les pieds à Calgary. Je me suis donc mise à la recherche de projets auxquels je pouvais participer » , a ajouté Mme Jayasuriya, qui a grandi au Sri Lanka et a immigré au Canada il y a dix ans, à l'âge de 17 ans.
Elle a communiqué avec un partenaire des IRSC, Actua, une organisation caritative nationale qui encourage les enfants à découvrir les sciences, le génie et la technologie par la pratique, et elle s'est portée volontaire pour être un mentor dans trois camps scientifiques l'été dernier. Ces camps s'inscrivaient dans le cadre du programme « Minds in Motion » organisé par la Faculté des sciences et l'École de génie Schulich de l'Université de Calgary. L'automne dernier, Mme Jayasuriya a participé à la Journée découverte en sciences de la santé, organisée par le Temple de la renommée médicale canadienne et Pfizer Canada.
« La présence de Mme Jayasuriya à titre de mentor des IRSC a donné une grande valeur à notre programme, a précisé Mme Jennifer Flanagan, présidente-directrice générale d'Actua. En discutant avec les jeunes de son travail et de la différence qu'elle fait dans la vie des gens, elle leur a rappelé que la science fait partie de notre quotidien. Aussi, en racontant son histoire et en donnant une chance aux jeunes de la connaître, elle leur a permis de s'identifier à elle. Elle les a amenés à s'imaginer un avenir prometteur. »
Mme Jayasuriya est consciente de l'influence qu'un mentor peut avoir sur un jeune. Alors qu'elle envisageait une carrière de médecin, elle a eu la chance de prendre part à un projet de recherche dirigé par le Dr Jaques Belik, un clinicien-chercheur en néonatologie de l'Hôpital pour enfants de Toronto.
« Il m'a inspiré le désir de faire de la recherche. Il a souligné l'importance de faire du travail en laboratoire parce qu'il existe en médecine de nombreuses questions auxquelles on ne peut pas répondre en tant que clinicien. »
Son mémoire de maîtrise et ses recherches aux côtés du Dr Ray W. Turner au Hotchkiss Brain Institute la tiennent bien occupée, mais elle est tout de même prête à participer à des programmes de sensibilisation du public.
« Les enfants posent des questions simples auxquelles je n'avais pas pensé depuis longtemps. Ces questions me permettent de sortir de l'univers microscopique de la recherche et d'avoir une vue d'ensemble de la science. »
« Pour mon jeune frère, les scientifiques ressemblent tous au Dr Frankenstein. C'est souvent l'image que les jeunes se font de la science et de la recherche scientifique. Je ne veux pas que les jeunes grandissent avec ce genre d'attitude. »
Mme Kusala Jayasuriya